Démarche Artistique : Le paysage à l’ère de l’Anthropocène

La peinture comme témoignage

Du land art à la peinture figurative, j’explore la fragilité du vivant à l’ère de l’Anthropocène*.

Mon parcours se construit dans une tension productive : observer lucidement ce qui s’efface, et pratiquer la combativité de l’émerveillement. La contemplation devient ici une consolation active, un refuge et  aussi une forme de vigilance et de résistance.

* L’Anthropocène, c’est l’ère où l’humanité est devenue une force géologique qui transforme durablement la Terre – climat, océans, biodiversité – au même titre que les volcans ou les glaciations.

Un espace de résistance et de réconfort

La peinture de paysages, qui a souvent été un genre “traditionnel”, prend un tout autre sens à l’heure de la crise écologique. Ce n’est plus une célébration naïve et traditionnelle de la nature, mais une documentation de ce qui s’efface. C’est une peinture de la fragilité, une peinture “pour après”.

Ni lamentations ,ni avertissements, mes paysages sont des archives vivantes, tissées de couleurs qui refusent de céder. Face à l’effondrement, la poésie devient l’outil avec lequel je soutiens le moral, le vôtre et le mien. Peindre n’est pas un luxe : c’est une nécessité vitale.

Une histoire d’amour tragique

L’île d’Égine ou le désir de protéger ce que l’on aime.Cette île m’habite, je peins ses paysages inlassablement. Sa beauté me percute et me réconforte. La lumière me subjugue et me guérit. Ses paysages que je contemple, que je traverse, que je plonge, que je photographie, que je peins deviennent un lieu de résonance. C’est une histoire d’amour.
C’est une histoire d’amour tragique. Ici, maintenant, et aussi une portée universelle. Chaque toile porte, sous-jacente, la tragédie de l’Anthropocène.

Invitation à une utopie nécessaire

Mon projet assume une part d’utopie : celle de croire que l’art peut consoler, peut éveiller et participer activement à notre endurance à maintenir la vie joyeuse. Je vous invite, dans chaque œuvre, à retrouver non seulement le visible mais aussi l’invisible : la mémoire des lieux, la vie qui les habite et ce peu de douceur qu’il reste à partager.